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La formation académique de l’ILFM vise à permettre à chaque étudiant d’acquérir les bases solides indispensables dans les domaines fondamentaux (langue française, mathématiques, histoire, géographie, histoire de l’éducation) et d’enrichir ses connaissances et ses compétences par la suite en adoptant les méthodes de travail appropriées.

Si les qualités didactiques et la pédagogie sont nécessaires à tout bon professeur, elles ne peuvent compenser des connaissances approximatives ou trop fragiles dans les différentes matières devant être étudiées en classe. Il est nécessaire de maîtriser ces fondamentaux pour les transmettre aux élèves et éveiller durablement et en profondeur leur intérêt.

La langue française, pilier du socle académique de l’ILFM

La maîtrise approfondie de la langue est la condition sine qua non de toute pensée libre : elle est le support indispensable de toute réflexion, ouvre un accès potentiellement illimité à la connaissance, contribue à la richesse des échanges humains à travers les générations. Notre pays a la chance de posséder une belle langue, expressive, harmonieuse, que des siècles d’histoire ont étoffée d’influences variées. Si, comme le rappelait Marc Fumaroli il y a bientôt trente ans dans “Quand l’Europe parlait français“, beaucoup l’ont reconnue comme telle et nous l’ont parfois enviée, nous devons malheureusement constater un relâchement généralisé du niveau d’expression et de compréhension aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. La langue française perd en syntaxe et en sémantique ce qu’elle semble gagner chaque jour en éléments de langage prêts à l’emploi et en emphase. Les enseignants eux-mêmes ne sont aujourd’hui plus épargnés.

Avant l’obtention d’un concours quel qu’il soit, la formation académique de l’ILFM vise à une (re)découverte amoureuse de la langue française par ses étudiants, afin qu’ils soient en mesure de la transmettre à leur tour avec passion aux enfants. L’ILFM propose ainsi aux futurs professeurs de l’étudier sous ses différentes facettes : grammaire, étymologie, orthographe, conjugaison, enrichissement du vocabulaire, travail pratique de l’expression écrite et orale à travers le plaisir toujours renouvelé de la découverte de chefs-d’œuvre de la littérature, de la poésie et du théâtre. C’est une invitation à un véritable travail personnel avec différents parcours, des points de vérification pour constater la progression et un accompagnement personnalisé tout au long de l’année.

Les mathématiques

L’objectif est d’accompagner les étudiants quels que soient leurs parcours antérieurs, à enseigner les mathématiques de manière explicite, de la maternelle à l’entrée au collège. La formation de l’ILFM vise donc en priorité à assurer la compréhension fine des concepts de base en arithmétique, logique et géométrie, pour permettre leur utilisation dans des contextes divers. En particulier, elle vise à développer la capacité des futurs professeurs à imaginer, proposer et résoudre des problèmes simples mettant en jeu ces concepts, adaptés aux différents profils d’élèves.

Comme le souligne le rapport Villani-Torossian (“21 mesures pour l’enseignement des mathématiques”, février 2018) : « Actuellement, nombreux sont les professeurs des écoles qui se sentent fragiles, voire incompétents en mathématiques. Il suivent alors une méthode qui les rassure, se raccrochent à des fichiers “emprisonnants” qui font passer à côté des enjeux de la discipline. Ces professeurs des écoles ont besoin d’une formation capable de les aider à renouer (voire se réconcilier) avec les mathématiques. (…) La formation doit permettre aux enseignants de s’approprier des ressources avec toute la distance critique nécessaire, pour concevoir des situations d’enseignement riches. »

L’histoire

On le sait depuis Aristote, l’homme est un être social, qui s’inscrit dans une longue filiation ; son appartenance à la grande histoire commune est une réalité constitutive de sa condition. La psychologie a montré que si l’enfant nouveau-né ne peut survivre que grâce aux adultes qui l’entourent, c’est autant pour la nourriture et la protection qu’ils lui apportent que pour les interactions sociales qu’ils lui assurent. Au fil du temps, au fur et à mesure qu’il grandit, son entourage s’étend : de nouveaux liens se créent, certains se renforcent, d’autres s’atténuent voire se dissolvent, tous influent sur la construction de son identité, sur son inscription dans une culture jamais figée. L’histoire de l’humanité participe de cette extension et à ce titre, ne devrait être refusée à personne. Dès leur plus jeune âge, les enfants font l’expérience du temps qui passe, de l’enchaînement des événements ; ils cherchent à établir des liens de causalité. Très tôt, ils comprennent la différence entre ici, maintenant et ailleurs, en d’autres temps ; ils prennent goût aux récits, aux contes, aux épopées… Dès cet instant, il est possible d’aborder avec eux l’étude de l’histoire, en adaptant bien sûr la présentation en fonction des âges.

En s’appuyant sur une approche chronologique de l’histoire de France, L’ILFM s’attache à fournir à ses étudiants les moyens de faire découvrir et aimer l’histoire à tous les élèves du cycle primaire. De par la place qu’a occupée la France en Europe à travers les siècles, son histoire constitue à la fois un support et un point d’entrée naturel pour s’intéresser à l’évolution du monde. Par ailleurs, dans la mesure où une présentation thématique, en effaçant la logique temporelle des événements, brouille souvent la compréhension et gêne la mémorisation, il nous semble important de veiller au respect de la chronologie, afin que chaque enfant puisse se construire peu à peu un repère solide auquel il pourra se référer par la suite.

La géographie

POURQUOI ENSEIGNER LA GEOGRAPHIE ? De Paul PELISSIER – Université de Paris-X

Parce qu’elle apporte un savoir indispensable à l’intelligence du monde contemporain, de ses solidarités, de ses inégalités, de ses conflits.

Parce qu’elle est une culture fondée sur l’établissement des corrélations entre les héritages de l’histoire, l’état du milieu, la nature des techniques, l’efficacité des structures.

Parce qu’ainsi située à la charnière des sciences de la nature et des sciences humaines, elle est, par excellence, l’école de la pluridisciplinarité.

Parce qu’elle apprend à hiérarchiser les échelles, à découvrir les valeurs des sociétés différentes, à comparer les situations, à rechercher les explications spécifiques, par conséquent à combattre réflexes déterministes, dogmatisme, esprit de système, impérialisme culturel.

Parce qu’elle apporte un mode d’analyse qui fait leur part respective aux facteurs naturels et aux techniques, mais qui dévoile la prééminence des structures et des organisations: à ce titre elle est la science des «encadrements», c’est-à-dire une science politique, au sens plein du mot.

Parce qu’elle est une école de liberté et de responsabilité: en un même lieu, que change la société et change la géographie ! Ainsi, l’état du monde, celui d’un pays ou d’une région sont-ils le produit de la qualité ou de l’inefficacité des techniques, de la valeur ou de la défaillance des structures. Ainsi l’environnement est il un produit social, élaboré dans un milieu naturel donné (et non pas quelconque), dont l’équilibre, la dégradation ou la dynamique engagent pleinement la responsabilité des hommes. Ainsi les différenciations géographiques contemporaines, fruits des inégalités du développement, sont-elles avant tout le résultat de choix politiques différents, c’est-à-dire d’options que les hommes ont liberté de faire ou de contredire.

Bref, il faut enseigner la géographie parce qu’elle restitue à chaque société (et à chaque citoyen), à partir d’un diagnostic de situation, sa mémoire et ses racines.—Mars 1989.

Les cours de l’ILFM permettront aux étudiants de découvrir ou de redécouvrir la géographie, son objet, ses méthodes et ses outils, d’aiguiser leur appétit géographique, d’apprendre à lire un paysage, une carte, d’avoir une idée claire de tout ce que l’on peut faire en géographie avec des enfants de la maternelle au CM2.

L’histoire de l’éducation

Apprendre à éduquer au XXIème siècle ne va pas de soi : de nombreuses questions se posent tant sur les finalités que sur les méthodes et les outils. Une connaissance minimale des différents courants qui ont traversé la longue histoire de l’éducation ne peut qu’être utile à quiconque souhaite s’engager dans la voie de l’enseignement. Elle devient précieuse, voire indispensable, lorsque la vocation du futur professeur l’amène à s’adresser à de jeunes enfants en plein développement, au moment où se construit leur personnalité.

L’ILFM propose à ses étudiants de balayer l’histoire de l’éducation de l’Antiquité à nos jours pour leur permettre de mieux appréhender les problématiques actuelles et les enjeux. L’analyse d’approches diversifiées, à travers l’étude des grands courants éducatifs et des idées développées par des pédagogues célèbres permettra aux futurs maîtres de nourrir leur réflexion et de poser des choix éclairés, nuancés et argumentés.

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