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Quelle éducation, pour quelle société future ?

La pandémie planétaire de Covid19 a favorisé le recours massif aux technologies numériques dans tous les secteurs, et notamment dans celui de l’éducation et de la formation. L’heure est semble-t-il désormais à la numérisation massive tant de l’environnement éducatif que de l’acte d’enseignement, dès l’école primaire, incluant donc les enfants de 3 ans, leurs professeurs et leurs parents. Mais dans quel but, quelle éducation voulons-nous pour nos enfants, pour quelle société future ?

 

C’était la question posée par Robin Galhac lors du colloque organisé par la Fondation pour l’école en février dernier : 

« Il est important de recentrer le débat sur le numérique éducatif en rappelant le rôle premier de l’action éducative : préparer les enfants, futurs adultes, à constituer la société future. D’où la nécessité, avant d’essayer de déterminer quels dispositifs éducatifs nous semblent les plus pertinents, de définir au préalable la société que nous souhaitons bâtir pour nos enfants. Vraisemblablement une société au sein de laquelle chacun, avec ses spécificités, puisse trouver une place décente et s’y épanouir humainement.

Se contenter d’extrapoler à partir des tendances technologiques actuellement perçues sous le prétexte de « préparer nos enfants à la société de demain » n’est ni suffisant, ni satisfaisant, ni digne du libre arbitre dont nous bénéficions.

https://www.weezevent.com/les-nouvelles-technologies-a-l-ecole-apports-limites-et-dangers

D’une part parce que l’extrapolation est un exercice hautement périlleux, d’autre part parce que la société contemporaine est largement imparfaite, enfin parce que c’est notre capacité à penser et agir même à contre-courant qui fait précisément notre liberté. Mais comme le déplorait déjà Bernanos en 45 (La France contre les robots), l’exercice de la liberté n’est pas si facile et notre capacité à l’exercer est soumise à l’érosion conjoncturelle… C’est d’autant plus vrai dans nos sociétés de marketing généralisé où tout appelle à la facilité, à l’immédiateté, à la nouveauté, et finalement, même si elles s’en défendent, à une manière d’extrême conformité. L’enracinement (historique, culturel, familial) est pourtant indispensable pour nourrir l’épanouissement de chacun, et la diversité harmonieuse des êtres et de leurs aspirations fait la vraie richesse de toute société.

À rebours des discours idéologiques ou publicitaires ambiants, il nous faut donc faire l’effort d’identifier, parmi les méthodes et les dispositifs à visées éducatives, lesquels sont les plus à même d’accroître ou de restreindre le plein exercice éclairé de leur liberté par nos enfants devenus adultes, et de discerner les risques et les aubaines de notre temps. »

Les confinements successifs ont rendu le sujet encore plus crucial et l’Institut Libre de Formation des Maîtres propose une formation sur les nouvelles technologies à l’école le samedi 12 décembre prochain https://www.weezevent.com/les-nouvelles-technologies-a-l-ecole-apports-limites-et-dangers 

3 temps forts en journée et une conférence le soir :

  • 9h15 – 11h15 : Connaître les impacts anthropologiques, sociaux et environnementaux des nouvelles technologies. (Catherine Lucquiaud)
  • 11h30 – 13h : Comment initier les élèves à l’informatique et à la programmation sans dispositifs numériques (ordinateurs, robots, objets connectés) ? (Catherine Lucquiaud)
  • 14h30 – 16h30 : Outils numériques pour l’éducation (“EdTech”) vs méthodes traditionnelles : comment choisir ? (Catherine Lucquiaud)
  • 17h – 18h30 : Conférence “Le développement psycho-affectif de l’enfant et la place des écrans” (Sabine Duflo)

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